samedi 4 juillet 2009

Christian Lévesque y est allé fort pas mal

Parfois, mieux vaut ne rien dire!

Dans une sortie plutôt ratée, le candidat à la chefferie de l'ADQ, Christian Lévesque faisait une attaque à l'endroit de son compétiteur Éric Caire.
Lévesque mentionnait que Caire n'est pas allé lors du jour J dans la partielle de Rivière-du-Loup, afin d'aller aider à ce que le vote sorte. L'ex-député de Lévis y est allé toute la journée et a fait un bon travail selon les organisateurs de la campagne.
Par contre, le fait que Éric Caire n'y soit pas allé, est du fait que sa conjointe venait tout juste d'avoir son quatrième enfant: «Ma femme, Marie-Ève, a donné naissance au quatrième enfant de la famille dans la nuit du 19 au 20 juin Citation de Éric Caire inscrite dans cette lettre du candidat. Il n'a donc pas laissez sa femme toute seule, alors qu'elle venait d'accoucher. Il mérite quand même quelques jours de répit à sa campagne, afin de s'occuper du nouveau venu dans sa famille et d'être présent à temps plein pour Marie-Ève.

jeudi 2 juillet 2009

Ne vous en mêlez pas

Les Européens ont nos projets hydro-électriques dans la mire


Les pays comme la France semblent avoir un certain irritant à l'égard de notre développement de production d'énergie hydrique dans le Nord Québécois.
Jean Charest, de passage en Europe défend nos investissements, afin de pouvoir bénéficier davantage de cette énergie plutôt propre comparativement aux autres sources.
Je sais bien et nous savons tous que le développement de barrages et centrales détruisent les beaux paysages et est néfaste pour plusieurs écosystèmes. Mais bon, nous sommes à un époque où nous avons besoin d'énergie pour faire fonctionner nos usines, les appareils dans nos maisons, pour communiquer et j'en passe.
Les pays d'Europe devraient plutôt regarder avec quoi ils produisent leur électricité. Eux, puisque l'énergie est difficilement et même impossible à produire entièrement avec le courant de l'eau, ils la produise donc avec du charbon et du nucléaire, ce qui est plus néfaste au point de vu environnementale. Ici au Québec, nous la produisons quasi entièrement grâce à l'eau et nous avons qu'une centrale nucléaire et que quelques centrales au charbon comme à Sorel-Tracy qui démarre rarement qu'en période de pointe lors des grands froids d'hiver.
En outre, on vend notre électricité aux États-Unis qui eux en ont besoin lorsque nous en avons le moins besoin comme en été. Par ce fait, ils émettent un peu moins de CO2 avec leurs centrales thermiques. Afin de ne pas me faire le mérite sur cet élément, Sébastien Proulx mentionnait ce point intéressant lors de sa chronique d'aujourd'hui au 106.9 fm en fin d'après midi.
Bref, je me demande à quoi sert l'acharnement de l'Europe, en particulier de la France, sur nos façons de faire ici au Québec. Il me semble que l'on devrait être libre d'agir de façon respectueuse envers l'environnement, selon nos propres critères et de voir les autres pays se mêler de ce qu'ils les regardes.

Erratum: La centrale Sorel-Tracy fonctionne au mazout

lundi 29 juin 2009

Gérard Deltell 2.0

Le député de Chauveau a maintenant son site Web

Sur Facebook et sur Twitter depuis quelques mois, Gérard Deltell a maintenant son site Internet officiel de député. Ce dernier est monté avec le module Wordpress qui fait habituellement de très beaux sites Web professionels.

Le site en question dans ce présent billet est très bien dans son ensemble.
Pour y avoir navigué pendant quelques minutes, j'ai vu beaucoup d'éléments positifs sur le nouvel outil Web du député adéquiste de Chauveau.
Il est très convivial, simple et ergonomique. Il y a la présence d'une section vidéo qui est importante, afin de non seulement montrer les qualités d'orateur du député, mais bien de créer une affluence sur le site Web. Car les gens deviendront vite habitués d'aller voir régulièrement si d'autres vidéos se sont ajoutées, tout en prenant compte des autres infos publiés dans les diverses sections au passage. Le danger dans cela, est de ne pas mettre cette section à jour, ce qui donne un aperçu de laissez aller de la part du ou des Webmestres et les visiteurs peuvent délaisser le site à leurs tours...
Il est aussi facile, grâce à ce site, de suivre les activités du député par le calendrier détaillé. Afin de faciliter à se retrouver sur le site, il y a un plan de ce dernier. Il est désormais plutôt rarissime de retrouver une telle section sur les nouveaux site Internet... Une barre de recherche est disponible en haut, je n'ai par contre pas encore essayé celle-ci.
Les coordonnées sont évidentes à trouver par l'icône de la page d'accueil et les sections de l'histoire du comté de Chauveau et touristique sont de bons points, car celles-ci illustrent que les créateurs du site ont fait une certaine recherche afin d'accentuer la qualité des informations et donne d'autres types de services aux citoyens.
Bref, je pourrais encore écrire plusieurs lignes sur ce très beau site Internet, je vous laisse maintenant le découvrir et suivre régulièrement son évolution.
Bonne visite et félicitations aux personnes concernées qui ont créé le site et à M. Deltell pour son initiative Web!

samedi 27 juin 2009

La semaine politique en bref

Une grosse semaine politique vient de se terminer
Élections partielles de lundi. Le PLQ a tout raflé sans difficulté.
Lettre ouverte de Sébastien Proulx qui ne fini plus de faire couler de lencre dans les instances adéquistes.
La démission de françois Legault comme député péquiste. Le PQ affaibli par ce départ. Maintenant lucide, la CSQ est donc en colère contre lui...
Pierre-Michel Auger a enfin reçu son cadeau d'adhésion au PLQ. Il était temps, la manutention a pris presque de 8 mois...
Ce n'est pas une nouvelle politique, mais L'actrice Farrah Fawcett est décédée elle aussi!

Lettre de Éric Caire en réponse à Sébastien Proulx

Un parti de centre-droit progressiste et lucide
La lettre ouverte de mon ami Sébastien Proulx a suscité bien des discussions dans les rangs adéquistes, et ce n’est pas surprenant, car l’ADQ a toujours été un parti d’idées et de contenu. Cette lettre a le mérite de nous mettre en garde contre toute velléité extrémiste. Les positions extrêmes sont indésirables et, Dieu merci, n’ont pas d’avenir en politique québécoise.
Il me semble toutefois que le positionnement de centre-droit n’a rien d’extrémiste. D’ailleurs, ce positionnement fut officiellement adopté par l’ADQ en 2006, alors que Sébastien était conseiller de Mario Dumont.
Surtout, la lettre de Sébastien nous signifie qu’il est fondamental pour nous de rappeler à nos concitoyens que la gauche n’a pas le monopole du cœur et des bonnes intentions. L’ADQ est un véhicule politique qui porte des idées visant à améliorer le sort de nos concitoyens. Par exemple, nous travaillons en vue d’assurer une meilleure accessibilité à des soins de santé de meilleure qualité, et nous cherchons à centrer l’école sur les besoins des élèves afin d’améliorer la qualité des diplômes et le nombre des diplômés. L’ADQ, donc, est un parti progressiste, et nous devons en être fiers.
Là où nous nous démarquons des autres partis, toutefois, c’est dans les solutions que nous proposons afin d’atteindre ces objectifs. Nous croyons en l’initiative et la responsabilité individuelle. Nous croyons que les manières de faire de l’État doivent être plus flexibles et moins bureaucratiques. Nous pensons que la valeur des politiques publiques doit être mesurée à l’aune des résultats, et pas simplement sur la base des bonnes intentions. Nous croyons également que l’état actuel de l’endettement impose une réforme significative de tout notre système de financement, de fiscalité et de tarification. Il nous semble que dans bien des domaines, il est souhaitable qu’il y ait plus de concurrence dans la livraison des services, et ce, afin d’en améliorer la qualité et l’accessibilité. À cet égard, il nous paraît évident que le “modèle québécois” mérite, de bien des façons, d’être réformé.
On peut ajouter que de tout temps, les conseils généraux et congrès de l’ADQ ont servi au brassage des idées suivant les présentations qui ont été faites au fil des années par des gens comme Claude Castonguay, Marcel Boyer, Réjean Thomas, Pierre-Hugues Boisvenu, Pierre Fortin, Denise Verreault et plus récemment Michel Kelly-Gagnon et Paul Daniel Muller. Toutes ces personnes partagent avec l’ADQ la capacité de nommer les choses et de ne pas craindre les étiquettes que leur accoleraient les résistants au changement.
La démission récente de François Legault, à laquelle j’ajouterais celles de Joseph Facal et de Monique Jérôme-Forget, démontre bien que, tant au PQ qu’au PLQ, les réformateurs progressistes et lucides ne trouvent pas leur place. J’en veux aussi pour preuve la manière expéditive dont furent tablettés les rapports Montmarquette, Castonguay, Gagné, Fortin, Pronovost et Corbeil, qui proposaient tous des réformes visant à rendre plus efficaces les interventions de l’État québécois. Par “plus efficaces”, j’entends mieux à même de servir la population qu’elles sont censées servir, et ce, pour le long terme.
Pour assurer le bien-être présent et futur de tous nos concitoyens, et pour assurer l’équité intergénérationnelle, les Québécois ne peuvent se fier sur le PQ ou le PLQ. Voilà pourquoi existe l’ADQ : un parti résolument de centre droit, progressiste et lucide. Nous n’avons surtout pas à avoir honte ou être gênés de ce que nous sommes.
Éric Caire
Député de La Peltrie et candidat à la chefferie de l’ADQ

mercredi 24 juin 2009

Semaine difficile pour Marois et le PQ

Le départ d'un bon député!
Après la partielle dans Rivière-du-Loup qui a fait gagner le PLQ par plus de 10% sur le PQ, voilà que Pauline perd son meilleur député (opinion personnelle).
Le député de Rousseau, le critique en matière économique, François Legault quitte la vie politique après 10 ans de politique active.
Le PQ n'aura plus son porte parole en matière économique alors que tout n'est pas encore vraiment dévoilé au sujet des pertes à la Caisse de dépôt, au sujet des FIER, du déficit et des autres sujets économiques touchant la province.
Rien de surprenant dans cette nouvelle. Selon des sources provenants de l'Assnat, François Legault était moins présent dans les travaux parlementaires et en chambre. Je parlais même dans ce billet, qu'il ne participait plus vraiment aux commissions parlementaires des sujets économiques, il travaillait particulièrement à ceux des transports. Jean-Martin Aussant, nouvellement élu, a alors pris sa place.

Donc, une autre partielle à venir dans le comté de Rousseau!

Lettre de Sébastien Proulx: la réplique de Éric Duhaime

Un parti de droite? L’ADQ n’a d’autre choix que de l’assumer

Éric Duhaime, consultant en développement démocratique actuellement en Irak et ex-conseiller politique de Mario Dumont de 2003 à 2008
Mon ami Sébastien Proulx y est allé un peu fort en prétendant que l’ADQ n’est pas un parti de droite, comme s’il s’agissait d’une maladie honteuse (Cyberpresse – 23 juin 2009). L’actuelle course à la direction du parti permet certes un important débat d’idées mais elle ne peut faire dériver le bateau vers de dangereux récifs d’incohérence.
Déjà qu’il a fallu près d’une décennie à notre parti pour définir notre positionnement constitutionnel. Pendant dix ans, les adéquistes se faisaient demander s’ils étaient souverainistes ou fédéralistes. Question à laquelle on ne pouvait que répondre ni l’un, ni l’autre. Maintenant, nous sommes autonomistes et avons clairement défini ce que ça implique en termes de pouvoir et de rapport de force. Cela nous a permis d’ouvrir d’autres débats beaucoup plus urgents et importants pour le Québec.
On ne va quand même pas commencer aujourd’hui à répondre à la question « êtes-vous de droite ou de gauche » par un ni un, ni l’autre. Il n’y a pas de honte d’être de droite et en tant qu’adéquiste on a le devoir de s’accepter. Un parti qui souhaite réduire la taille de l’État, mettre fin au monopole public du système de santé, réduire la dette, valoriser les libertés individuelles, s’attaquer plus vigoureusement aux criminels et remettre les assistés sociaux au travail est définitivement un parti de droite.
La raison d’être
On peut utiliser un slogan de droite humaniste ou de droite de compassion, mais on ne peut remettre en cause la raison d’être de notre parti. Des partis politiques qui ne sont ni de droite, ni de gauche et qui sont uniquement focalisés sur la question constitutionnelle, on en a déjà deux vieux au Québec.
La pertinence de l’ADQ, c’est justement qu’il y a un Éric Caire pour affirmer vouloir s’inspirer du film «L’illusion tranquille», un Gilles Taillon pour se présenter comme le candidat de l’économie qui veut relancer « notre parti sur la base de nos valeurs de centre-droit », un Christian Lévesque obsédé par un « État plus efficace et moins couteux », un Gérard Deltell pour dire à la CSN que des hausses salariales de 11,5% dans le contexte actuel n’ont pas de bon sens, une Sylvie Roy pour défendre quotidiennement les victimes d’actes criminels à l’Assemblée nationale, une Marie Grégoire pour parler de l’importance de l’équité entre les générations et même un Jean-François Plante pour dire merde à la rectitude politique.
Le combat de l’ADQ depuis plus de 15 ans consiste à dépolariser le Québec sur l’axe constitutionnel souverainiste-fédéraliste pour ramener le débat vers un axe gauche-droite, comme dans pratiquement toutes les autres démocraties du monde.
Ce qui différencie probablement la droite québécoise de la droite d’ailleurs sur notre continent ou même en Europe est la quasi-absence chez-nous d’une droite morale ou religieuse. Ça s’explique peut-être par la jeunesse de nos militants adéquistes ou la rupture entre l’État québécois et l’Église catholique depuis la Révolution tranquille. L’ADQ peut donc être taxée d’être un peu plus libertarienne que conservatrice à l’intérieur de la grande famille des partis politiques de droite. Mais là s’arrête les différences.
N’en déplaise à mon ami Sébastien, il ne s’agit pas ici d’une question de dogme mais simplement de cohérence. À nous tous adéquistes d’assumer que nos idées sont de droite et de redonner à cette droite québécoise les titres de noblesse qu’elle mérite.

mardi 23 juin 2009

Bonne réflexion de la part de Sébastien Proulx

«L'ADQ n'est pas de droite - Si l'Action démocratique se radicalise, elle ne gouvernera jamais .
Depuis l'élection du 8 décembre dernier, et encore davantage depuis qu'on a abondamment discuté de la course à la chefferie de l'ADQ, il est question de la droite et de la gauche, de ce que devrait être ou ne pas être l'Action démocratique du Québec.
D'entrée de jeu, je dois vous faire cette confidence qui m'attirera certainement les foudres d'une tranche d'adéquistes qui se voit grosse comme un boeuf, mais qui ressemble davantage à la grenouille : je ne suis pas à droite, au sens où le souhaiteraient les dogmatiques, les idéologues et les Jean-François Plante de ce monde.
Lorsque l'ADQ a été fondée (je n'y étais pas), elle l'a été sur la base de valeurs qui nous sont chères. Valeurs qui, à l'époque comme aujourd'hui, ne sont pas la réalité quotidienne des deux formations politiques dites traditionnelles, comme la liberté de choisir ce qui est bon pour soi et le devoir incontestable de cesser d'hypothéquer nos enfants pour les caprices d'aujourd'hui, notamment.
Comme le dit si bien l'ex-députée Marie Grégoire, redonner à l'État du Québec sa capacité d'être généreux, c'est justement cette recherche de créer plus de richesses dans cette société qui s'appauvrit, dans le but évident de mieux préparer l'avenir et surtout, d'en faire bénéficier nos concitoyens, comme nous le ferions pour nos familles respectives.
Je m'inscris en faux
Depuis quelques semaines, revient constamment ce besoin pour certains de réaffirmer qu'ils militent à l'ADQ parce que c'est le véhicule de la droite au Québec. Je m'inscris en faux contre cette pratique. L'ADQ ce n'est pas le véhicule de la droite. Sinon j'en descends aussitôt.

L'ADQ c'est plutôt un parti qui ressemble étrangement à notre société québécoise pour sa grande capacité d'intégration. On y retrouve des gens de droite et des gens qui ont des affinités avec la gauche, on y retrouve des militants qui proviennent des familles souverainistes et fédéralistes, parce que nous acceptons la différence et sommes capables de travailler dans un but commun; servir le Québec et son bien le plus précieux : vous.
Certains prétendent que l'ADQ s'est perdue parce qu'elle ne répond plus aux aspirations de la droite québécoise (existe-t-elle cette droite en dehors de quelques esprits qui s'agitent ?). C'est à mon avis faire le mauvais constat.
Si l'ADQ a perdu son statut et la place qu'elle avait difficilement gagnée en 2007, c'est qu'elle a manqué de crédibilité et de cohérence. Nous aurions promis la lune qu'on ne nous aurait pas crus. C'est cruel vous me direz, mais c'est ainsi.
Économie et humanisme
Si l'ADQ veut retrouver le poids politique qu'elle a perdu et ensuite prétendre offrir aux Québécois d'assumer leur destinée, notre formation devra être bien davantage qu'une agence de diffusion des idées de la droite. Elle devra démontrer son véritable profil, celui d'une véritable troisième voie. Celle où un gouvernement sera capable de concilier développement économique et humanisme, celle où un Premier ministre sera capable de convaincre qu'il a suffisamment d'amour pour le Québec et sa jeunesse pour combattre corps et âmes ceux qui veulent endetter la prochaine génération pour payer l'épicerie.
Pour être cette troisième voie, l'ADQ ne doit pas se vampiriser, pire, se radicaliser. Sinon, elle ne gouvernera jamais.
Si les membres et le prochain chef choisissent de promouvoir et de se définir par l'idéologie de la droite au détriment des raisons et des valeurs qui ont amené les fondateurs à se réunir et à rêver d'un projet de société qui n'est taxé d'aucune étiquette de droite ou de gauche, la route sera longue et ardue.
Si c'est la voie retenue, plusieurs se poseront les questions suivantes : Y a-t-il de la place pour moi? Est-ce que c'est le Québec que je souhaite voir se développer sous mes yeux ? Est-ce un projet de société inclusif pour tous les Québécois?
Déçus, ils quitteront vers d'autres lieux politiques. Et c'est ailleurs que j'irai travailler à construire un Québec meilleur pour mes enfants.
Sébastien Proulx
L'auteur est avocat chez Heenan Blaikie. Il a été leader parlementaire de l'Action démocratique de 2007 à 2008.
Source: La Presse Publié le 23 juin 2009 à 05h00